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Eau froide, sable chaud

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Les plages du Portugal sont excellentes. Mais si l’eau pouvait être plus chaude… La réputation des eaux glaciales est proverbiale, mais est-ce vraiment justifié ?

30°C dehors, 15°C dans l’eau

C’était la règle en vigueur il y a quelques années. Une température de l’eau qui est de moitié celle de l’air. Pour ceux qui se baignent dans n’importe quelle plage au nord de Lisbonne, c’est encore très vrai. Les grandes plages de Figueira da Foz ou de São Pedro de Moel, malgré leur beauté, n’invitent pas vraiment à rester dans leurs eaux froides.

Une telle différence peut générer bien des ennuis, surtout quand on y est pas préparé. Combien de chocs thermiques chaque année ? Les différences de température peuvent provoquer bien des malaises. Avis aux amateurs du plongeon soudain dans l’Océan…

Cette différence de température est le gros point noir des plages portugaises, excepté les plages de l’Algarve et quelques rares endroits abrités.

Si l’eau est si froide, comment font les gens pour s’y baigner ? Deux techniques s’affrontent.

Cette carte de l’IPMA est explicite. Plus c’est rouge, plus l’eau est chaude. Plus c’est bleu, plus c’est froid. Le contraste des eaux portugaises avec les voisins espagnol ou marocain est évident !

Plonger d’un coup

C’est la technique la plus rapide, mais la plus dangereuse. On prend son élan, bien sec et bien chaud, et on court en direction de la mer. Le choc est rude, mais rapide. Une fois trempé, la sensation est même agréable.

J’avoue que ce n’est pas ma technique préférée, je n’ai jamais aimé les chocs soudains.

Petite plage des Berlengas. Ici, l’eau est relativement chaude, le soleil faisant son office.

Y aller petit à petit

On met d’abord un petit doigt de pied. Puis un autre. Ensuite, on attend qu’une vague vienne nous tremper les genoux. On avance un peu, l’eau monte jusqu’au maillot.

Un enfant passe par là en courant, et nous éclabousse le dos. Là, en principe, on commence à trembler de froid, même avec les 30°C de mise en plein été. Et puis finalement, on se décide à mettre la tête sous l’eau en plongeant sous une vague.

C’est dur au début, mais moins violent que le plongeon soudain. Je préfère, personnellement, c’est comme un rituel.

Le secret : bouger tout le temps

Les plages aux eaux froides portugaises sont faites pour des gens qui aiment bouger dans l’eau. Ceux qui ne veulent que barboter, et attendre que ça passe ne peuvent pas apprécier à sa juste valeur l’Océan.

Ici, on vient pour courir dans l’eau, pour plonger sous les grosses vagues (si le drapeau est vert !) et nager tant bien que mal avec ou contre le courant. En clair : il faut être sportif, et aimer s’activer dans l’eau !

Les autres restent à la lisière de l’eau, avec les pieds trempés de temps en temps par les vaguelettes mourantes.

L’Algarve, un cas à part

Cette région du sud du Portugal a toutes les qualités pour… les gens calmes. Une eau plus chaude, des vagues moins puissantes. L’Atlantique en cet endroit a des airs de Méditerranée. Mais cette qualité attire énormément de touristes, surtout au mois d’août.

Ce n’est donc pas le paradis des surfers.

La plage à l’eau la plus chaude du Portugal

Ce sont les brésiliens qui nous l’indiquent. Selon le magazine “Viagem e Turismo“, la plage de São Torpes, à Sines, possède des eaux à 30°C. Mais attention ! Seulement pendant la marée basse. Autant dire qu’il faut savoir viser.

La température de l’eau à Sines est un accident industriel. La centrale thermoélectrique voisine (qui gâche le paysage cela dit en passant) a besoin d’eau pour refroidir. C’est l’eau réchauffée de la centrale, rejetée dans l’Océan, qui provoque ces températures exceptionnelles pour cette plage de l’Alentejo…

Les plages fluviales

C’est peut-être la solution de repli, si vraiment on ne peut pas aller en Algarve. Les eaux sont souvent plus chaudes qu’au bord de mer. Là, on peut nager, et certaines plages ont même de grandes étendues de sable fin. De plus, le drapeau rouge, ou même jaune, est quasiment inexistant : on peut tout le temps se baigner.

Pour ma part, je ne vais pas me mentir : les vagues, le bruit de l’Océan m’attirent. Une rivière, un fleuve ne me donne pas cette sensation unique, cette contemplation que nous avons face à l’horizon.

A chacun ses plaisirs !


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