Restaurant portugais à Paris : O Churrasquo

Restaurant portugais à Paris : O Churrasquo

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Il existe une rue à Paris où trois petits restaurants portugais sont côte à côte. Lorsque l’on sait que les restaurants portugais sont en règle générale plutôt rares, voire carrément absents si on tient compte de l’importance de la communauté franco-portugaise, c’est un vrai coup de chance d’en avoir à coté du boulot ! Et dans cette rue, la rue de Charenton, nous en avons trois !

J’ai la chance de travailler à quelques pas de là depuis que mon entreprise a déménagé ses locaux dans le quartier, et naturellement, je viens désormais déjeuner de temps à autre dans le coin. Aujourd’hui, je vais vous parler du resto « O Churrasquo », y compris avec la faute d’orthographe (on écrit « O Churrasco » en vrai, faudra que je demande si c’est fait exprès à l’occasion).

Restaurant O Churrasquo, le vrai gill au feu de bois
Restaurant O Churrasquo, le vrai gill au feu de bois

Salle du restaurant, avec la télé portugaise
Salle du restaurant, avec la télé portugaise

C’est donc un petit restaurant, mais archi bondé que nous avons visité à midi. Première impression : est ce qu’on aura une table? Ah oui, là dans un coin, en plein sur le passage, avec les serveurs qui s’activent dans tous les sens, tellement ils sont sollicités. Un café, une viande, une bière… ça bouge. L’autre impression : ici, on fait des grillades (churrasco en portugais). On le sent, et fort :)

Quand je vous dis que la brochette est grande, énorme, monumentale!
Quand je vous dis que la brochette est grande, énorme, monumentale!

Aussitôt assis, aussitôt on s’occupe de nous : hop, la carte. Plusieurs menus au choix, pour des prix plus que raisonnables : 12 euros le plat, avec le litre de rouge (pour ceux qui aiment) et le dessert inclus. On peut aussi opter pour des menus à la carte, des grillades, des poissons, que du bonheur. Par l’ambiance et les clients, on se croirait vraiment au Portugal : ça parle fort, ça mange bien, et la télé est allumée. On entend parler en portugais partout, l’espace d’un instant j’avais oublié que j’étais en plein Paris. Heureusement qu’il y avait mon collègue en face de moi pour me le rappeler.

Une soupe de haricots blancs en entrée, ça vous dit?
Une soupe de haricots blancs en entrée, ça vous dit?
On peut regarder tranquillement la chaîne portugaise Sic Noticias, mais pas trop l'entendre...
On peut regarder tranquillement la chaîne portugaise Sic Noticias, mais pas trop l'entendre…

Allez, on va prendre une brochette. On l’avait repérée l’autre jour, elles semblaient très bonnes. Et il nous semblait bien, la brochette est un monument de viande. Quelques minutes plus tard (le service est vraiment rapide), nous avons nos plats. Une brochette pour moi, une côte de boeuf pour mon collègue. C’est vraiment très copieux, il est impossible d’avoir encore faim une fois sorti du restaurant « O Churrasco ». La viande est sublime, épaisse, grillée juste ce qu’il faut, assaisonnée à la portugaise, que demander de plus? L’accompagnement est traditionnel dans ce genre de restaurant populaire : frites (des vraies, de belles grosses patates comme il faut) du riz, et de la salade de type « tomate carotte laitue ». Je vous rassure, il existe d’autres choses, et par exemple, notre voisin mangeait des « batatas à murro », cuites sous la braise avec leur peau. Pour arroser tout ça, une superbock, une bonne bière portugaise comme il faut. Il faut bien ça pour servir les travailleurs portugais, qui ont bien souvent besoin de calories.

Le comptoir du resto, et le service, rapide et affairé
Le comptoir du resto, et le service, rapide et affairé

Après s’être envoyé une monumental brochette, ou des « tripas à moda do Porto » ou simplement une côte de boeuf (tout aussi monumentale), il est temps de s’exploser le ventre avec un dessert bien de là-bas : un petit « pudim » (sorte de crème caramel). Le café est bon, bien comme je l’aime, pas amer mal tiré comme tant de cafés qu’on peut boire à Paris.

Pudim, dessert portugais
Pudim, dessert portugais

Magnifique restaurant, mais oubliez tout ce que je viens de vous dire : allez-y. C’est dans le 12ème arrondissement de Paris, rue de Charenton. Le prix, pour tout ce qu’on vient de s’envoyer, sur la carte, et non en menu? 23 euros. Je ne connais pas de meilleur rapport qualité prix tous restaurants parisiens confondus :D

Tripas à moda do Porto
Tripas à moda do Porto
Costeleta de vaca ou côte de boeuf
Costeleta de vaca ou côte de boeuf

Bon appétit! :D


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