Le Football Portugais à la télé

Le Football Portugais à la télé

Par José da Silva, le 11 septembre 2008

Foot à la télé : Portugal-Danemark sur RTPi

Foot à la télé : Portugal-Danemark sur RTPi

Allez, ce soir, je m’étais dit que j’allais regarder un match de foot ou deux à la télé, c’est quand même les qualifications pour le Mondial en Afrique du Sud, en 2010. J’ai tout ce qu’il faut : la belle télé LCD Full HD pour regarder le foot, la tranquillité, une freebox avec un abonnement Free pour regarder RTPi (la chaine internationale portugaise) qui passe le match de foot (par chance). Le match commence un peu après celui de la France, je vais pouvoir suivre plus ou moins les deux matchs.

La France a gagné son match contre la Serbie, tout va bien, ce n’est pas encore maintenant que Domenech va se faire virer.

Voyons voir le Portugal, tout à l’air d’aller aussi, 1-0 contre le Danemark, à Alvalade (le stade du Sporting, à Lisbonne), nickel, un peu court, mais bon, ça suffit. Là sur RTPi, il y a un truc bizarre : je n’entends qu’un seul commentateur, alors que normalement, ils sont au moins deux à commenter, en plus d’un journaliste sur la pelouse qui nous raconte si la moustache de l’entraîneur est bien coiffée. Je comprends vite fait que le match passe sur une autre chaîne au Portugal, TVI, et que RTP n’a obtenu les droits de retransmission que pour sa chaine internationale, qui ne fait pas de concurrence donc à TVI : tant mieux pour les Portugais expatriés, c’était dommage sinon de ne pas pouvoir voir le match. Mais ça fait quand même un choc de n’écouter qu’un seul commentateur, même s’il est bon.

Il faut savoir que j’ai l’habitude d’éteindre le son des commentateurs (en général quand il sont Français et donc forcément mauvais) et de mettre celui de la radio à la place (Radio Alfa, la radio portugaise de la région parisienne retransmet justement les commentaires de ma radio portugaise préférée pour le foot, Antena 1). C’est un autre monde audiophonique, beaucoup plus vivant que le simple commentaire télévisuel (on voit trop souvent les Français se contenter de décrire ce que je vois parfaitement à la télé… merci j’ai bien vu que Danny a passé la balle à Nani). Je donne un exemple concret : on a un commentateur (ou plutôt : journaliste sportif) par équipe. Lorsque l’équipe perd le ballon, le commentateur change, et on sait donc directement qui a la balle, à la voix.

Dommage qu’il y aie de gros décalages entre le son de la radio et celui de la télé, parfois. Donc on a la radio qui crie GOOOOOL 5 secondes avant qu’on ne le voie à la télé, c’est parfois insupportable. Beaucoup écoutent la radio également au stade. Cela semble logique, on n’a pas les commentaires, en stade.

Bon, donc toutes les conditions sont réunies pour voir un grand match, en plus, Carlos Queiroz, le nouvel entraîneur (mais bien connu de la Selecção, vu qu’il l’avait déjà entrainée par le passé) a eu le bon goût de mettre aux cages Quim, et non pas Ricardo, qui nous a tant fait souffrir pendant l’Euro. Il ne manque que Cristiano Ronaldo.

Le match? Bin… hormis les 5 dernières minutes, c’était un beau match. Mais le Portugal est un pays différent (sauf peut être la France), et… ils ont joué à la portugaise. Quem não marca, sofre golo.

Qui ne marque pas souffrira un but. Cette phrase, trop connue par là bas, a encore une fois été cruellement véridique. Après un nombre infini d’opportunités perdues (Nuno Gomes, seul face aux cages, Nani, une passe au goal alors qu’il était seul face à lui, Danny, qui tire juste à coté…) les Danois égalisent. 1 partout.

Mon Dieu que c’est cruel, mais le match est bientôt fini. Ah. Oh. Penalty ! Un Danois (excusez-moi si je ne me souviens pas des noms danois, j’ai du mal) a renversé comme un camion un piéton notre bon vieux Nuno Gomes. Le but est marqué, tranquille, merci Deco, qui est redevenu le magicien qu’il a toujours été.

Mais les Danois égalisent. 2-2. Quim a offert ce but aux Danois. Il est sorti n’importe comment, tout le monde a laissé le joueur nordique marquer tranquillement son but de la tête. La défense portugaise, on dirait du beurre. C’est là que tu te souviens qu’il fut un temps où on disait que le Portugal avait la meilleure défense au monde, avec Jorge Costa et Fernando Couto, et surtout Vitor Baia (méchamment écarté de l’équipe nationale par Scolari, pour des raisons qui nous seront à jamais inconnues).

Mais comme si cela ne suffisait pas, le Danemark marque à nouveau, et remporte la victoire. Un tir de loin, un Portugais qui dévie (merci Pepe, tu ne méritais vraiment pas ça), Quim est trompé, but. Tout simplement.

C’est un match typique du Portugal, comme ceux qu’on a pu voir lors de l’Euro. L’équipe domine, joue bien, se fait plein d’occasions en or pour marquer, mais n’y arrive pas. Les adversaires viennent une fois aux cages, but, victoire des adversaires. Il y a de quoi s’énerver, quand même.

Le problème restera à jamais le même : il nous faut un buteur qui marque pour la Selecção. Pauleta ? Il est à la retraite. Et il avait tout de même du mal à marquer avec le Portugal. C’est peut être un sort qui a été jeté, va savoir.


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